Le portique

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Tragédie déjantée...

samedi 27 mai 2006.

"Hervé" relate SA naissance de la tragédie sur le forum fr.lettres.ecriture...

Episode 1

Episode 2

"La Naissance de la Tragédie Grecque", Ou : " Une Comédie qui finit mal ?"

Prolégomènes Dubitatifs.

Non, ce ne sont pas les Hommes des Cavernes qui ont inventé la tragédie ! Quoique... On peut se demander si on n’en trouve pas l’esquisse d’une ébauche dans la scène classique du Caverneux qui rentre chez lui à trois heures du matin, éméché, du rouge à lèvres dans le cou, et qui dit à sa femme : "Ah, ces conseils d’administration, quelle plaie !" Où est la tragédie, me direz-vous ? Dans la scène suivante, où la Caverneuse assène un grand coup de gourdin sur la tête de la "secrétaire" de son Caverneux de mari : ça met un terme à la carrière de la secrétaire (la Mort), ça répand un tas de choses diverses et variées, voire nettement glissantes sur la "scène" (l’Horreur), on y entend les Copains du Caverneux : "Ben mon colon, t’as eu chaud !" (Le Chœur). Et ça finit mal ! Le Caverneux saute sur son mammouth de course, supersonique, et file à l’autre bout du pays... Tragique, non ? On pourrait s’interroger... Mais est-ce bien indispensable ?

Les Grecs l’ont inventé, ou plutôt mise en forme(s).

****

Pourtant, de fortes controverses agitent encore le microcosme des chercheurs et historiens du théâtre - en dehors du degré de cuisson du bouc.

Quelle est l’origine de la tragédie, du mot lui-même ?

Certains défendent la thèse du "chant pour un bouc". Étrange, non ? "Poète, prend ton luth Et chante pour mon bouc !"

D’ailleurs, s’agit-il de l’animal ou de la barbe de Zeus ? Piste intéressante, non ? Sinon, chanter pour un bouc, une bête à cornes, cela a-t-il du sens ? A moins de soupçonner ces poètes Anciens de friser la zoophilie...

D’autres, tout aussi péremptoires, en tiennent pour la thèse "Chant du bouc". Étrange également. Un personnage, déguisé en bouc, chantant sur la scène ? Pourquoi ? Pour qui ? "Pour qui sont ces sales boucs qui chantent côté jardin ?"

Ou bien un bouc, déguisé en personnage, chante sur la scène ? Ah ! Voilà une piste intéressante, poétique, imaginative et olfactive ! "Que j’aime le chant du bouc, le soir sur ce théâtre !" Et , dans la grande scène du II, ils se faisaient du bouc à bouc !

Bref, nous ne sommes pas plus avancés... Mais, au fond, qu’importe ? ... "Qu’importe l’étymo, Pourvu qu’on ait le mot !"

Au Commencement était Thespis...

... Or donc, quand les Grecs inventèrent la Tragédie, par un bel après-midi de -534, ils ne savaient pas encore le succès qu’ils auraient avec ça.

Ils pensaient seulement instituer le concours des Dionysies (1), avoir l’occasion d’aller au spectacle, d’épater au passage les voisins par la munificence de leurs attelages, et de participer à des banquets qui n’avaient rien de plato-socratiques, mais tenaient plutôt de l’hystéro-gastronomique...

C’est ce brave Thespis - oui, l’homme au chariot - qui passe pour avoir été le premier auteur tragique, vers -534, quand le tyran Pisitrate (cousin de Phallocrate), institua le fameux concours.

En réalité, le premier auteur tragique est un inconnu, dont un des nombreux alias est Adam. Il écrivit, sur une feuille de vigne, cette pensée tragique et définitive : "Au début, il n’y avait rien ! Et ça n’a fait qu’empirer !".

Ce qui explique pourquoi (mais on ne sait pas comment) le port d’Athènes s’appelle Le Pirée. Peut-être la côte d’Adam était-elle une côte de port ? Mystères insondables de l’Histoire !

Il y eut aussi Phrynicos, dit Phrynicos-Toujours ; Pratinas, dit Pratinage Artistique, spécialiste du drame satyrique ; sa devise était  :"Satyre... ou ça tire pas ?!", ce qui, vous en conviendrez était très osé pour l’époque. Quoique... La Belle Hélène, qui n’était pas une poire, avait quand même passablement "tiré" sur la corde, avant de se tirer, attirée par des satyres troyens ; étaient-ils trois, étaient-ils sept ? Devos et Brassens ne le disent pas...

Les Trois-Gédiens

La première tragédie conservée date de -472 : "Les Perses" d’Eschyle" Ce qui veut dire que soixante ans d’histoire du théâtre tragique nous échappent... Ca devait être cochon !!! (Quelle tristesse, n’est-ce pas ?... Que ça ait disparu, bien sûr !)

"Les Perses" avaient été commandés pour servir de publicité, suite à la conquête par les Grecs du marché du tapis persan. C’aurait dû être une comédie, à l’origine ! Dans le synopsis, on voyait Sé Féaux , ce soldat !, s’interroger devant le palais de Darius Milos (cousin de la Vénus du même nom), à Suse, non loin de Pastis-sur-Débacle, sur le sort de l’armée de Xerxès (beau-frère de Martini-sur-Glace) : Xerxès est parti à l’assaut de la Grèce, pour mettre la main sur le marché des olives. Atossa, la Reine-Mère, se pointe alors pour leur annoncer que, de toutes façons, tout cela finira mal ! On peut dater de ce moment-là la naissance de Murphy.

Un Messager apparaît alors, qui annonce et raconte le désastre de la flotte perse dans les eaux de Salamine. Mais il n’en révèle pas la raison : la calamine ! (et les tonneaux que les marins ont mis en perce...). La Reine arrive alors, sur son Tapis de Cérémonie ( à 8 pistons en V et double débrayage), et elle se lamente. C’est là que prend place la célèbre aria : "Espèce de sale Amine ! T’vas voir ta gueule à la récré !" La Reine reprend son souffle. Le Chœur en profite pour placer un couplet sautillant : "Oui, voici qu’à cette heure Toute la terre asiatique Gémit : elle est vide, elle est veuve. Xerxès les emmena, Hô haï ! Xerxès les a perdus , Haï Hô ! " [N.d.R. Ce couplet est authentique : ça ne s’invente pas ! On connaît maintenant la source d’inspiration de Disney pour les Sept Z’Obsédés qui rentraient du boulot, Hai Ho !]

C’est alors que se place un épisode tout à fait croquignolet, ancêtre de toutes les astuces de théâtre, jusque et y compris Hamlet : Darius le défunt roi des Perses, apparaît sur son Tapis Funéraire (bordé d’un liseré noir) ; il leur fait comprendre qu’il aimerait bien qu’on lui fiche la paix, mais qu’entre deux libations avec Zeus, il veut bien écouter :

  • Quel est ce malheur nouveau qui pèse sur la Perse ?
  • C’est un malheur qui pèse sur le pèze ! , répond le Grand Argentier.
  • Soit plus clair !
  • Le pèze, le flouze, l’argent, quoi ! On a pris une pâtée à Salamine, et on va perdre le marché du tapis persan !
  • Ah ! C’est grave, cela est certain.
  • Que nous conseilles-tu ?
  • Les charmeurs de serpents.
  • Pardon ?!
  • C’est pourtant clair : pour s’en sortir, il faut segmenter le marché, prendre un créneau encore naissant : le tourisme ,les charmeurs de serpents, les ruines, les souvenirs fabriqués à Taiwan, enfin, tout ça... Va, ma femme. Revêt tes plus belles parures, et va au devant de ton fils. Emmène une toge et des baskets de rechange, car il va être en haillons, le garnement. Tu lui feras de tendres remontrances, un bisou paternel, et tu l’enverras à la firme de consultants : "Payez ! Nous ferons le reste !" . Mais qu’il foute la paix aux Grecs ! Allez, je m’en retourne... là-bas. Le temps y passe lentement, mais j’y ai moins de soucis.

Et il disparaît, tapissin, tapissant, dans les ombres...

... Les projecteurs se détournent pour éclairer l’autre côté de la scène  : un chariot de voyage s’avance. Un homme en guenilles, échevelé, en sort ; hagard - et à pied - il s’avance, hésitant, vers le Chœur. Hé oui ! C’est Xerxès !

Nous avons alors l’archétype de la Grande Scène du IV : les lamentations alternées du héros et du Chœur, mais qui prend ici des allures d’opéra (ou d’opérette ?).

Xerxès : Oui, balayés les capitaines de mon armée ! (2) Le Choeur : Balayés, las ! Dans quel décri (3) Xerxès : Oi Ha ! Oi Ha ! Oi Ha ! (4) Le Choeur : Oi Ha ! Oi Ha ! Qui l’eut prévu ? (5) et (6)

Par la suite, Xerxès, en bon politicien, charge le Choeur de se déchirer la poitrine à sa place, de hurler suraigu (sic), puis : Xerxès : Donne tes cris en répons à ma voix ! Le Choeur : Halalalas ! On peut lire, brouillé, sur le brouillon d’Eschyle, le mot : "Dirladada" , mais il a craint d’être accusé de mélanger les genres... (7)

Et, sur ces belles paroles, Xerxès sort à pas lents...

***

Ainsi, comme le dit Théodule LePétomane dans sa somme :" Brève Introduction à des Prolégomènes anémiques sur le théâtre grec" Volume 257, chapitre 842 : "Nous avons là, dès le commencement, tous les ingrédients du théâtre. Un héros, une femme, une catastrophe, un Esprit, un Choeur (remplacé par un Confident plus tard, pour des raisons financières)... Et, depuis 2500 ans, la trame n’a guère changé. On peut même, dans le "Merdre !" du Père Ubu, trouver un écho lointain mais éclatant , du "Halalalas !" sus-mentionné (lequel, il faut le dire, se traduit en grec familier par "Ah ! La vache !"

Le Petit Père Eschyle commettra bientôt un autre chef d’œuvre :"Les Sept contre Thèbes" qui n’est en fait qu’un remake, temporellement inversé, des Sept Sam ou Rye (8) et des Sept Mères Cenaire (9). C’est là qu’on trouve le célèbre Duo entre les deux frères Étéocle et Polynice : "Je Thèbes... moi non plus !". Ils s’entre-embrochent d’ailleurs tous les deux, ce qui date, mieux qu’au carbone 14 ! - l’invention du Barbecue Théâtral.

Et c’est alors qu’apparaît un personnage promis à une gloire éclatante : Antigone (cousine d’Antimatière et d’Antispasmodique). Antigone ! Alors qu’Étéocle et Polynice se sont inscrits aux abonnés absents à perpétuité, le Hérault fait savoir qu’Étéocle, qui a défendu la ville, aura les Honneurs Publics à ses funérailles, mais que Polynice, qui a attaqué la ville, sera abandonné aux chiens ( dur, le Roi, non ?!) (10)

Alors, brandissant son badge "Touche pas à mon frère !", Antigone proclame qu’elle, Antigone, avec ses petites mains, elle ensevelira son frère ! "Et paf !", ajoute-t-elle d’un air mutin... De cet épisode découle une longue chaîne d’œuvres, dont la moindre n’est pas : "Le Coryphée sifflera trois fois", avec Céline Dion dans le rôle du sifflet...

Mais la locomotive en est bien sùr l’Antigone de Sophocle. Il faut bien le dire, c’est l’archétype de la pièce anti-pouvoir. C’est le diagnostic le plus tranchant et le plus virulent contre la Bêtise du Pouvoir, de la raison d’état qui est l’argument des états faibles, de toutes ces billevesées patriotiques et sanglantes qu’on nous fait avaler depuis que le premier ambitieux mégalomane a décidé : 1. Qu’il serait le Roi, 2. Qu’il y aurait des frontières, 3. Mais que, pour des raisons évidentes de Lebensraum , il irait guerroyer de l’autre côté de la-dite frontière, ou coloniser ( pardon, "civiliser !"), un quelconque territoire...

Et, en deux coups de cuillère à pot, sans avoir l’air d’y toucher ,Sophocle dit tout haut la Vérité du Pouvoir . En trois répliques, Voilà la Politique ! Créon (le Roi) : C’est donc pour un autre , et non pas pour moi, que j’ai à gouverner ce pays ? Hénon (son fils !) : Certes. Point de cité qui ne soit qu’à un seul homme ! Créon : N’est-il pas reconnu qu’une cité est à qui la commande ?

Nos honorables et estimés politichiens modernes disent-ils autre chose ? Font-ils autre chose ? ... ... 2500 ans... Pas mal, l’ami Sophocle !

... Et j’ai souvent envie de dire à Antigone : "Salut Frangine ! T’aurais pas dû, mais... Chapeau ! S’opposer à la raison d’état, au pouvoir bête et brutal qui avance son mufle, pantin rageur et gesticulant... Le pouvoir sent la mort, Frangine, c’est toi qui avait raison, bien sûr !" Mais je m’égare...

Cette pièce est murphyque, que dis-je ? Murphyssime ! Car, de toutes façons et de manière irrémédiable, inéluctable, on sait que ça va finir mal. Je vous raconte pas ! Trois suicides sur les six personnages, dont la Reine et son fils... Une hécatombe. Si ! Et Créon (sans "ré", que devient-il ?...) ne vaut guère mieux. Combien de temps va-t-il se supporter, l’Homme d’État, l’homme de la raison d’état, l’homme du pouvoir... qui se croyait puissant, n’était que balbutiant : "Je veux... j’ordonne... J’exige... Je condamne..." Enfant attardé dans un monde de fous, il a cru qu’il "pouvait"... Et la Mort grimace : "Je t’ai bien eu, hein ,idiot ! Toi aussi, tu y a cru. Ah ! que mes pièges sont subtils : la Grandeur et toutes ces billevesées. Je vous attrape tous ! Vous régnez ?... Je ricane ! Le Pouvoir sent la mort, mais vous ne vous en rendez compte que lorsqu’il est trop tard... Vous avez déjà les mains sales... rouges..."

... Pardon ? Oui, c’est sûr, tout cela n’est pas folichon, pas franchement guilleret. Quoique... Le Gardien a un rôle qui frôle le comique... mais il est tout seul... personne pour lui donner la réplique. Dommage !

Alors, j’ai cherché encore. Et j’ai trouvé ! Si ! "Hélène", du copain Euripide.

Elle se trouve dans les tragédies, mais on se demande vraiment pourquoi. Sans doute l’erreur d’un bibliothécaire ayant abusé de l’hydromel... Bref, nous avons là une comédie. Du Molière ! Pensez donc : C’est une fausse Hélène, un fantôme, que Pâris, le Bellâtre, a enlevée à Ménélas. La vraie, les dieux l’ont transportée par miracle en Égypte. C’est fou le nombre de gens qui se réfugient en Égypte. Je vous passe les détails. Ménélas, jeté par un naufrage - providentiel ! - , sur les côtes d’Égypte, va retrouver la vraie Hélène. Il hallucine (on le comprend, le pauvre...) : celle qu’il a reconquise à Troie est gardée par ses soldats sur le rivage. "Qui suis-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’erre ?!" (Il a mobilisé l’Univers contre Troie et quelques dizaines de milliers d’hommes se sont entretués, mais ce n’est qu’un détail... Passons.)

Un Messager arrive : l’Hélène "du rivage" s’est évanouie dans les airs. Pfft !

  • Bon sang, mais c’est bien sûr ! s’écrie Ménélas.
  • J’te l’avais bien dit, mon bichounet ! répond Hélène. Et ils se roulent un bécot de derrière les Pyramides, sur lequel nous tirerons un voile pudique, des momies chastes et pures nous écoutant peut-être.

... Mais il faut quitter l’Égypte en échappant au roi Protée et à son fils qui a des vues rien moins que chastes et pures sur Hélène. Hélène va jouer le roi - salut Molière ! - et le berner comme un vulgaire mari moderne... Et vogue la galère, les deux époux cinglent vers de nouvelles aventures, dans le soleil couchant ; et Ménélas chante : " I’m NOT a lonesome hero But I’m far from home, Sakramant !" (Ou "Sacramento", pour la rime ?)

Il y a bien sûr d’autres "hits" dans la tragédie grecque. Nous aurions pu nous étendre (oh ! pardon...) sur Iphigénie en Torride, drame érotique, ou sur Iphigénie en Bolide, version grecque de Ben-Hur, voire sur "Hi fi ? Génie !" , pub bien connue des Lavandières du Capitole (qui n’étaient pas des oies !).

Nous aurions pu aussi évoquer Les Bacchantes, drame bourgeois, lointain précurseur du Mariage de Figaro (dans sa version hip hop).

Ou dire quelques mots des Troyennes, animatrices d’un bar un peu interlope, sous les murs de Troie ( Pourquoi donc croyez-vous que les Grecs soient restés dix ans ?!

Mais nous arrêterons là notre flânerie histérico-littéraire dans la Tragédie Grecque. Non sans un coup de chapeau à ces fameux gaillards. Parce , quand même, mine de rien, n’est-ce pas ? ... Ils ont tout inventé, dans le théâtre, non ? ... Salut, les MEcs !

Samo Vhar (cousin de Samothrace)- historien épisodique et aléatoire de la civilisation hellène.

(1) Bientôt, dans une pharmacie proche de chez vous :" Les Zeus de l’Olympe et du Bazard", Brève Histoire des Dieux Grecs et Assimilés.

(2) O combien de marins, combien de capitaines ... (Hugo)

(3)Mais qu’allait-il faire dans cette galère ?! (Scarron et Molière)

(4)Aille Aie Aie, ma mère . Pourquoi m’as tu fait ça ?

(5) Les brouillons d’Eschyle portent :"L’eusse-tu cru ?!". Mais comme les carottes - et la flotte - étaient cuites, il a craint des remarques sarcastiques chez les spectateurs (voir la Thèse du professeur Tumla Shor-B’Honne : "Le Talon d’Eschyle")

(6) Authentique ! Ca ne s’invente pas non plus...

(7) Des exégètes boutonneux ont avancé une autre interprétation de ce mot ; il faudrait comprendre :"Il n’y a plus d’Hélios, Alice, même à Cnossos ! Oh le beau Nonosse !". Outre que la langue grecque n’est quand même pas *aussi* synthétique que cela , cette thèse a été pulvérisée par Françoise Dolto, sur le tard, dans son opuscule :" Les Comptes de Frais

  • ou Fantasmes et Imaginaire dans la Comptabilité à la fin du 20e siècle" :" Cet apophtegme fatigué est en fait de Jerry Lee Lewis Carroll, dans un chapitre apocryphe d’Alice au Pays des Vermeilles, épisode dans lequel il est question d’une éclipse de l’oseille, à Cnossos, lors d’un "glissement quantique" de la donzelle sus-mentionnée dans les souterrains ; on y voit l’Ami No Thor filer un mauvais coton avec Ariane, se mettre sur son orbite, être aveuglé par la beauté de la jeune femme, se déguiser en Cyclope, prendre un air louche et abattre la Reine de Cœur en criant : "Dix de Der !" Nettement plus complexe, certes ; douteuse, à n’en pas douter ; mais pas inintéressante, comme version, n’est-ce pas ?...

(8) L’histoire - revue et corrigée - de l’âne de Buridan : le héros, un pilier de bar, hésite entre un samovar et du Rye... il mourra de soif ,au bout de sept ans.

(9) Où l’on voit l’héroïne, La Cenaire, partir à la recherche de sa vraie mère (émotion !). Son père a eu sept femmes, les Sept Mères Cenaire. On l’avait surnommé Barbe-Bleue dans son quartier. Vous imaginez la quête de l’héroïne ; de boucherie en charcuterie... Atroce !

(10) D’ailleurs, il y a eu un GRAND progrès depuis 2500 ans. Après nos gigantesques boucheries modernes, on enterre *aussi* les ennemis. Superbe avancée de la civilisation, non ? Émouvant, je suis bien d’accord avec vous. Bon, les chiens et les corbeaux contestent, mais on ne peut pas contenter tout le monde...

Bibliographie :

Zeus : "Mes amis, mes amours, mes emmerdes" Dionysos : "Mémoires d’un cabri" Léonard de Vinci : "Spectre aux graphiques des manuscrits d’Eschyle" Lacan : "Le Paitre , le Pâtre et le Pitre - Variations bigarrées sur un Rut minant". Un Gaulois cultivé : "Courbe l’Eschyle, fier Sicambre !"

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