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Le culte d’Hadès

lundi 18 avril 2005, par Robin Delisle

Que sait-on du culte d’Hadès ? A vrai dire, pas grand chose, en effet, les Grecs évitaient de prononcer le nom lui-même du souverain des morts, et on préférait de loin adorer le Riche (Ploutos) que le souverain des Morts. La rédaction du Portique a enquêté sur les terres d’Arachné, la Toile, afin de tenter d’en savoir plus...

IL n’est pas simple de s’aventurer sur les terres du dieu des morts. Toutefois, ce sont encore nos amis grecs qui nous en ont encore appris le plus :
http://pantheon.20m.com/adis.htm

Evidemment, pour qui n’y entend rien au grec moderne, pas aisé que de comprendre une telle somme. Toutefois, Périclès, un usager du forum de grec ancien fr.lettres.langues-anciennes.grec, a bien voulu traduire une partie du texte. Une aubaine !
http://minilien.com/?XISm9E2CLS

En toute logique, le souverain des ombres a pouvoir sur la mort, et par là sur la vie. On ne s’étonnera donc guère de la division en deux catégories de ses lieux de culte.
Les iatromanteia sont consacrés à la médecine, et on y conjure la dernière heure, tandis que les necromanteia sont les lieux malsains et inquiétants d’épanchement des passions les plus funestes.
Si l’on continue sa route, ou plutôt sa descente aux enfers, il est bon de savoir à quelle faune l’on va être confrontée, et de disposer d’une carte sûre.
On appréciera le dossier réalisé par un explorateur émérite.

Tout particulièrement, c’est avec grande sagesse que l’auteur, à l’entrée de son territoire avertit son lecteur :

« Une chose doit être précisée : il ne s’agit absolument pas d’un enfer chrétien où il n’y a que les « méchants » : mais plutôt d’un lieu pour toutes les âmes des défunts, c’est l’empire des morts, gouverné par le puissant Hadès (le frère de Zeus), et sa femme Perséphone. »

On songera enfin, au mythe fameux de Gorgias dans le dialogue du même nom de Platon, sur ce qui attend les justes et les méchants à leur arrivée aux enfers.