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La dette, chez les Romains, déjà...

lundi 20 novembre 2006, par Robin Delisle

Le thème de la dette est omniprésent au sein de la littérature latine, qu’elle réponde au genre historique ou poursuive des fins morales. Les crises sociales devant le poids de l’endettement et les crises politiques alimentées par le spectre toujours menaçant de l’abolition des dettes ponctuent l’histoire de Rome.

Marina Ioannatou a centré son étude sur un milieu spécifique : exploitant le corpus épistolaire de Cicéron, elle a privilégié les circuits complexes de l’argent au sein de l’aristocratie. D’où viennent les fortunes disponibles ? Pour quels besoins - ceux d’une carrière politique ou pour éteindre une dette de reconnaissance - les patrimoines des prêteurs sont-ils mis à contribution ? Dans une étude très neuve attachée à dégager les traits d’une mentalité aristocratique, les points les plus originaux touchent à la notion de prêts d’amitié (prêts gratuits entre gens du même monde), à celle de dette de reconnaissance, destinée soit à éteindre, en concédant un prêt, un service ancien, soit, inversement, à grever l’emprunteur d’un devoir de reconnaissance, voire de fidélité. Le prêt trouve ainsi sa place dans la constitution des solidarités aristocratiques. Les modes de restitution obéissent à un véritable « code de l’honneur », dont l’auteur, prématurément disparu, a reconstitué avec bonheur les grands principes.

Ouvrage disponible chez Librarius