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Dionysies 2007

mercredi 14 février 2007, par Robin Delisle

Les Grandes Dionysies se déroulaient pendant le mois d’Elaphébolion (mars) et correspondaient à la venue du printemps.

C’était la fête la plus importante après les Panathénées. Elle attirait un large public et en particulier beaucoup d’étrangers qui avaient le droit d’assister aux cérémonies et en particulier aux plus importantes d’entre elles, réputées dans tout le monde grec : les représentations théâtrales

La fête durait cinq jours :

Le 9 étaient présentés les dithyrambes,

Le 10 était réservé aux comédies

Du 11 au 13, les trilogies tragiques suivies d’un drame satyrique.

L’équipe du site Musagora décrit ainsi les Grandes Dionysies dans l’Antiquité :

Le premier jour était consacré à des sortes de chœurs appelés dithyrambes (dithurambos, probablement le double thriambos, qui a donné le latin triumphus), éloges en l’honneur des dieux : cinquante hommes dansaient en chantant, au son des flûtes et des tambourins, autour de l’autel de Dionysos - autel qu’on appelait thymélè -, sur l’Agora non loin de l’autel des douze dieux. Primitivement ces dithyrambes se passaient la nuit à la lueur des torches et conduisaient à des phénomènes d’extase ou d’hystérie.
Le deuxième jour, avaient lieu des joutes (agones) athlétiques ou poétiques (concours de rhapsodes).

Les trois jours suivants étaient consacrés au théâtre : tragédies, dès 534 (étymologiquement chants en l’honneur du bouc, tragos, animal associé à Dionysos), chaque cycle de trois tragédies étant suivi en fin de journée d’un drame satyrique (dont le chœur est constitué de satyres, hommes-boucs). Par ailleurs, issues selon certains des cortèges de paysans avinés, les comédies (chants des komoi, des villages) ne deviennent des textes dialogués qu’à partir de 486.

Du point du vue du culte de Dionysos, les Grandes Dionysies finissent par un cortège triomphal et le couronnement du dieu.

Assurément les Dionysies que préparent les compagnies Dido Lydoukis et Démodocos font honneur à cette fête très antique.

En partenariat notamment avec la Sorbonne et l’Ambassade de Grèce, mais aussi l’association ELEA et le Musée du Montparnasse, la programmation est de plus réjouissantes :

un chant de l’Odyssée le 6 mars à l’Entrepôt, des joutes d’éloquence antique le 10 mars au Sénat pour se redire nos bonnes pages de Cicéron et Démosthène, du choeur antique le 12 mars en Sorbonne pour chanter les fragments retrouvés de musique grecque mais aussi les nouvelles partitions recréées dans les tropes antiques, la lettre amoureuse de Sappho le 16 en Sorbonne dans cent versions différentes, une Cassandre en grec ancien, qui donne le frisson au Lavoir Moderne Parisien, et enfin, au Couvent des Cordeliers, l’Antigone de Démodocos qui a triomphé cet été à Avignon, une Médée toute neuve venue de Vaison, et encore la Cassandre, sans oublier Circé et le Cyclope d’après l’Odyssée...!

Dionysies2007
Programme des Dionysies de l’année 2007