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Dionysies 2009, théâtre antique à Paris

mardi 17 mars 2009, par Robin Delisle


Bientôt le printemps, et la 4e édition du festival de théâtre antique à Paris, les Dionysies, du 21 au 29 mars, dans le lieu magique des Cordeliers.

Où pourrait-on, sans les Dionysies, entendre Lucrèce, Virgile et Homère dans leur idiome, et dans de subtiles et belles transpositions rythmiques, comparer deux adaptations des Troyennes, revoir les Perses d’Eschyle dans la pure tradition de la Sorbonne, passer d’Oedipe roi à Antigone, et des psaumes au chant soufi ?

Et découvrir des jeunes comédiens livrer leur secret d’Iphigénie ? ou voir un Cyclope rouennais renaître au détour d’un hexamètre ?

et admirer le Choeur, mystérieuse réserve d’énergie, puissant levier de la construction tragique ?

On y découvrira même un choeur improvisateur, refaisant le geste de Mallarmé...

Le temps d’une table-ronde, on s’instruira en se délectant d’entendre du Cicéron et du Platon, et on apprendra à lire et à scander un manuscrit d’Homère.

On dit que des classes viennent y apprendre à jouer la tragédie grecque...

Et que des gens viennent de très loin y entendre la voix réincarnée de Sappho.

Programme :

  • Chant sacré de Sappho,
  • lyre des aèdes, lyre retrouvée du vieil Homère et de son rival Hésiode,
  • éveil de la parole par les poètes qui la reçoivent de la Muse,
    par les fous de la toge romaine (Cicéron est là, mais quand reviendra Démosthène ?),
    en grec ou en latin,
    ou, en araméen, chant sacré des psaumes,
  • chant soufi venu d’Orient, en arabe,
  • tragédie des Perses défaits à Salamine,
  • folie du monde dont il faut punir celui qui l’a souillé, Oedipe, ou un autre bouc émissaire,
  • défi aux lois éternelles, folie de Créon, défi éternel d’Antigone,
  • soumission d’Agamemnon à son destin,
  • ruses d’Ulysse dans la grotte du Cyclope, fatigue du même aux bras de Calypso,
  • résistance d’Hector au pied du mur,
  • et après la guerre, détresse des vaincus, misère des femmes troyennes,
  • gestes de l’acteur, de l’aède, du chantre, du danseur, de l’orateur,
  • ivresse des mots rythmés, soufflés, répétés, des signes et de toutes les langues transposées, puissance de la parole scandée, et des sons résonnant dans l’univers, dans la matière et dans les âmes,
    rencontre, don, écoute, partage,
  • retrouvailles au carrefour de la mémoire et d’aujourd’hui,

contact@dionysies.org


Voir en ligne : Dionysies