Le portique

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Le procès de Saddam Hussein aux yeux d’Hamourabi...

dimanche 27 novembre 2005, par Robin Delisle

La Rédaction du Portique s’est interrogée sur l’éclairage qu’apporterait le plus vieux code de lois du monde. Il y a là matériau pour de longues méditations. Le Code d’Hamourabi, s’il ne plaisante pas avec ceux qui volent le palais, n’est pas plus tendre avec ceux qui font des faux témoignages et sont incapables de présenter des témoins à charge...

Si un homme, dans un procès, s’est levé pour un témoignage à charge, et s’il n’a pas
justifié le propos qu’il a tenu, si cette cause est une cause de vie (ou de mort), cet homme
est passible de mort.

§ 6.
Si un homme a volé le trésor* du dieu ou du palais, cet homme est passible de
mort, et celui qui aurait reçu de sa main l’objet volé est passible de mort.
*4. Le trésor du temple comprend tout ce qui appartient au temple, sauf les
biens allégués au § 8, boeuf, mouton, âne, porc, bateau et analogue. Le même mot,
dans la famille, exprime ce qui n’est ni jardin, ni champ, ni maison.

§ 13.
Si les témoins de cet homme ne sont pas à proximité, le juge fixera un délai
jusqu’au sixième mois. Si pour le sixième mois, il n’a pas amené ses témoins, cet homme
est de mauvaise foi, et portera la peine de ce procès.

Code d’Hamourabi