Le portique

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Racines, mots et textes

Vers certaines sources de la culture chinoise

mardi 1er juillet 2003.

Hors des sentiers battus et du traditionnel des manuels, Gbog nous procure depuis quelques mois d’ineffables plaisirs sur son site, « nous » faisant évidemment référence à celles et ceux qui s’intéressent d’un peu près à l’apprentissage de la langue chinoise.

L’ambition du site est de permettre « de lire des textes chinois classiques dans la langue originale accompagnés de traductions dans des langues européennes. »

Dans ses développements les plus récents, il comporte quatre têtes de chapitre principales : le Canon des poèmes ou Shijing, le plus ancien recueil connu de poèmes en chinois (sixième siècle avant notre ère), les Entretiens (Lun Yu) de Confucius, le Livre des mutations (Yijing), précis de divination plusieurs fois millénaire, découvert en occident au début du siècle dernier et fort respecté des psychanalystes, le Livre de la voie et de la vertu (le Tao, ou dao de jing) attribué à Lao Tseu (contemporain, un peu plus âgé, de Confucius) et les poètes de l’époque des Tang (huitième - neuvième siècles de notre ère).

Ce qui fait toute l’originalité et le charme du travail particulièrement méticuleux de Gbog, c’est la présentation des textes sous une forme respectant la tradition de l’époque, caractères inscrits sur des faisceaux de planchettes de bambou que l’on déroulait pour les lire, avec l’utilisation de techniques modernes et légères d’annotation informatique - le lecteur n’est pas submergé de notes de bas de page sur ce qu’il connaît déjà. Ce n’est qu’en effleurant le caractère par le truchement de la souris que l’on obtient (en anglais) les explications que l’on souhaite, et seulement celles là.

Chacun des chapitres est introduit par des considérations historiques et sociales ni pédantes, ni trop sommaires. Sur sa page de bienvenue, Gbog pousse le respect du lecteur jusqu’à fournir toutes les indications utiles pour configurer son lecteur de manière à rendre les caractères visibles sinon compréhensible, quel que soit ou presque le système d’exploitation.

Le site existe également en version anglaise - et certaines traductions sont d’ailleurs en anglais, notamment pour les poèmes Tang. L’index fournit cependant d’autres liens vers des pages francophones et contribue ainsi à affranchir l’étudiant, le chercheur ou le simple amateur éclairé des chemins parfois rebattus de l’enseignement de la langue chinoise.

Transcription alphabétique en pinyin (standard de Chine populaire, le plus utilisé) et caractères traditionnels.

PS. En gestation, selon le même principe, une Liste des écrivains chinois, de Qu Yuan (4ème siècle avant Jésus Christ) à Cao Yu (né en 1905). Plus une liste d’une quarantaine d’œuvres maîtresses de la littérature chinoise de toutes les époques.

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