Le portique

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Tarquin l’Ancien

mardi 14 février 2006.

Objectifs

  • Vérifier ce qu’a retenu l’élève de la première partie de la séquence
  • Aborder ou réviser de nouvelles notions (parfait, désinences de la 3ème déclinaison, infinitif parfait et subjonctif parfait.
  • Evaluer la capacité de l’élève à traduire un texte d’auteur. Selon le niveau de l’élève, il pourra se contenter d’un simple dictionnaire ou être assisté par Collatinus.

L’ascension de Tarquin

De Corinthe à Rome
1 Lucius Tarquinius Priscus, Demarati Corinthii filius, eius, qui Cypseli tyrannidem fugiens in Etruriam commigravit. 2 Ipse Lucumo dictus, urbe Tarquiniis profectus Romam petiit. 3 Advenienti aquila pilleum sustulit et, cum alte subvolasset, reposuit. 4 Tanaquil coniux, auguriorum perita, regnum ei portendi intellexit. 5 Tarquinius pecunia et industria dignitatem atque etiam Anci regis familiaritatem consecutus est ; a quo tutor liberis relictus regnam intercepit et ita administravit, quasi iure adeptus fuisset.

Source : De viris illustribus urbis Romae Aurelius Victor
Sur la Toile : http://www.thelatinlibrary.com/victor.ill.html
Mépris des Etrusques
Spernentibus Etruscis Lucumonem exsule advena ortum, ferre indignitatem non potuit, oblitaque ingenitae erga patriam caritatis dummodo virum honoratum videret, consilium migrandi ab Tarquiniis cepit.
Source : Ab Urbe condita Liber I, XXXIV, 5 de Tite-Live
Portrait de Tarquin
[1,34,1] Anco regnante Lucumo, uir impiger ac diuitiis potens, Romam commigrauit cupidine maxime ac spe magni honoris, cuius adipiscendi Tarquiniis - nam ibi quoque peregrina stirpe oriundus erat - facultas non fuerat.
Source : Ab Urbe condita Liber I, XXXIV, 1 de Tite-Live

Etude du texte

  • Qui est le père de Tarquin ? Où habitait-il ? Qui est sa mère ? -* Comment peut-on qualifier le mariage de son père et de sa mère ?
  • Quelles réactions un tel mariage entraîne-t-il chez les Etrusques ?
  • Citez une ville étrusque issue d’un des trois textes, puis une cité grecque.
  • Qu’est-ce qui provoque le départ de Lucmon vers Rome ?
  • Quelles sont les relations d’Ancus Marcius et de Lucumon ?
  • Relevez un ablatif absolu chaque extrait de Tite-Live.
  • Relevez tous les participes présents des trois textes.

Aide à la lecture du texte

Le participe présent se forme sur la radical du verbe : on rajoute à ce dernier -ans à la première conjugaison, -ens aux autres. Le participe se décline sur le modèle de la troisième déclinaison, et se comporte comme un adjectif. Le masculin, le féminin et le neutre sont identiques.

  • Donnez une traduction la plus exacte possible du texte de Aurelius Victor.
  • Puis une traduction approximative des deux textes de Tite-Live .

Vous pourrez utiliser le programme collatinus ou encore le dictionnaire en ligne de Gérard Jeanneau.

Le parfait (rappel)

Tout au contraire de l’imparfait, le parfait s’emploie pour les actions passées achevées, clairement délimitées dans le temps. Il s’ensuit que le parfait indique aussi le résultat de l’action, puisque cette dernière est achevée. De ce fait, un parfait peut aussi servir à exprimer une vérité générale si elle est le produit de l’expérience du passé.
On peut rendre un parfait par un passé composé, un passé simple ou un passé antérieur, les Romains ne font pas de différence entre ces trois temps. En pratique, on rendra les parfaits des récits par des passés simples ou antérieurs, et ceux des dialogues par des passés composés. (Voir Le Règne de Numa Pompilius )

Application : déclinez les verbes ci-dessous

circumdo, as, are, dedi, datumintellego, is, ere, intellexi, lectum
consequor, -eris, -eri, consecutus sumpossum, es, esse, potui

La formation du parfait passif ou du parfait des verbes déponents, se fait en utilisant leur participe passé (qui se comporte alors comme un adjectif) auquel on adjoint l’auxiliaire être.
Exemple
« Tarquinius pecunia et industria dignitatem atque etiam Anci regis familiaritatem consecutus est » consecutus est, est le parfait du verbe consequor, eris, eri, consecutus sum.

Divination étrusque et signes célestes

Accepisse id augurium laeta dicitur Tanaquil, perita ut volgo Etrusci caelestium prodigiorum mulier. Excelsa et alta sperare complexa virum iubet : eam alitem ea regione caeli et eius dei nuntiam venisse ; circa summum culmen hominis auspicium fecisse ; levasse humano superpositum capiti decus ut divinitus eidem redderet.
Source : Ab Urbe condita Liber I, XXXIV, 9 de Tite-Live
9. Tanaquil, dit-on, accueillit ce présage avec joie. Comme la plupart des Étrusques, cette femme était à même d’interpréter des prodiges envoyés par le ciel. Étreignant son mari, elle l’invita à espérer l’élévation d’une haute destinée : "Cet oiseau est venu de telle région du ciel et c’est le messager de tel dieu : il a rendu un présage auprès de la partie la plus haute d’un être humain ; il a soulevé ce qui orne la tête d’un homme pour le rendre par une opération divine à ce même homme."
XLI 92 Etruria autem de caelo tacta scientissume animadvertit, eademque interpretatur quid quibusque ostendatur monstris atque portentis.[...] XLII 93 [...] Etrusci autem, quod religione imbuti studiosius et crebrius hostias immolabant, extorum cognitioni se maxume dediderunt,quodque propter aeris crassitudinem de caelo apud eos multa fiebant, et quod ob eandem causam multa invisitata partim e caelo, alia ex terra oriebantur, quaedam etiam ex hominum pecudumve conceptu et satu, ostentorum exercitatissumi interpretes exstiterunt.
Source : Cicero, De diuinatione, I, 92-93
De quoi est-il question dans ce texte de Cicéron ? Quel en est le titre ? traduisez le titre.
Tentez de lire approximativement le texte. Que peuvent faire les Etrusques ?
Relevez les mots latins que vous pouvez comprendre grâce à leur similitude avec des mots français.
Relevez deux mots de la quatrième déclinaison.

« En outre, l’observation des foudres est assurément un des moyens de connaissance du monde divin. Tourné vers le sud, l’observateur distingue seize secteurs sur la ligne de l’horizon. Chacun est le domaine d’un dieu qui, de là, lance la foudre vers un but précis. La foudre alors revient vers celui qui l’a lancée. Certaines foudres sont blanches, d’autres rouges, d’autres encore noires. Leur forme, leur éclat, leur parcours doivent être soigneusement observés. Certaines donnent de bons conseils, d’autres manifestent seulement une attitude positive ou négative des dieux, d’autres enfin annoncent de manière confuse et ambiguë un événement à venir. A ces avis divins, il convenait de se soumettre, au mieux pouvait-on retarder l’application des décrets du destin qui de toute manière devaient se réaliser. La part de liberté humaine est ainsi singulièrement limitée. »

Source : A la rencontre des Etrusques de Jean-René Jeannot

Quelques dieux étrusques

Nombreux étaient les dieux étrusques. Une partie d’entre eux trouvaient leurs équivalents romains et même grecs :

EtrusqueLatinGrec
Tinis JupiterZeus
Unis Junon Hera
MenrvaMinerve Athéna
NethunsNeptunePoséïdon
ApluApollonApollon
Ani JanusX
Artuni DianeArtémis
MarisMarsArès
Persipnai PoserpinePerséphone

Il existait d’autres puissances, personnifications du Destin ou bien, divinités du monde souterrain. Les révélations de leurs dieux étaient inscrites dans trois livres fameux : l’Etrusca disciplina.
Les prêtres avaient deux pouvoirs principaux :

  • intercéder auprès des dieux afin d’obtenir leur soutien.
  • interprétation des présages, notamment par l’examen des entrailles (haruspices) et le vol des oiseaux (auspices). La divination par les éclairs étaient la quintescence de leur art divinatoire.

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