Le portique

Nihil novi sub sole !

Accueil > Humanités > Constitution européenne : ouf pour Thucydide !

Constitution européenne : ouf pour Thucydide !

mercredi 28 septembre 2005

C’est Georges Kamarinos, un adhérent de l’ARELAG qui le rapporte dans le bulletin n°22 (septembre 2005) de l’association :
Valery Giscard d’Estaing avait proposé un projet de convention au Conseil Européen de Thessalonique dont le préambule commençait par l’oraison funèbre prononcée par Périclès en 431 av. J.C (Thucydide II, 35-37)
Périclès y définit les vertus de la démocratie.
Par la suite, le préambule en question a été oublié...et heureusement, car c’est celui-là même de la constitution qui a été rejetée en mai dernier par le peuple français.

Voici le texte traduit par Jean Volquin.

Notre constitution politique n’a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d’imiter les autres, nous donnons l’exemple à suivre. Du fait que l’État, chez nous, est administré dans l’intérêt de la masse et non d’une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l’égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n’est gêné par la pauvreté et par l’obscurité de sa condition sociale, s’il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n’a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s’il agit à sa tête ; enfin nous n’usons pas de ces humiliations qui, pour n’entraîner aucune perte matérielle, n’en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu’elles donnent. La contrainte n’intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n’étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel


Voir en ligne : Thucydide : Guerre du Péloponnèse livre II

Messages

  • Il est dommage que seule la justice soit indépendante de la justice.
    Depuis des millénaires les juges sont au-dessus des lois.
    Un juge donne une peine, un autre juge le déjuge et libère.
    Lequel des deux ne fais pas justice ?,
    Ce problème récurrent soulever par moi ne rencontre aucun courrage, surtout lors des récidives.
    De tous temps les victimes restent victimes, et les biens pensants criminels
    Albert Tores dit Taurus

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.