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L’AFP tente de discréditer le latin et le grec !

dimanche 12 mars 2006

Voici comment très exactement l’AFP rapporte les prises de position de François Bayrou en faveur du latin et du grec :

[...]Concernant le "socle commun de connaissances" que tout élève devra maîtriser en fin de 3e, cet agrégé de lettres classiques, assumant le risque de passer pour un "réactionnaire", a plaidé pour le latin et le grec, et pour le calcul mental, mais aussi pour une langue étrangère et la maîtrise de l’informatique.[...]

La Rédaction du portique engage tous les amoureux du latin et du grec à demander des explications à l’AFP d’autant plus que ce n’est pas la prtemière dépêche qui essaie de décrédibiliser l’enseignement du latin et du grec.

On pourra envisager également de transmettre l’information aux associations de professeurs de mathématiques à propos du calcul mental...

La Rédaction du Portique condamne avec la dernière fermeté la dépêche de l’Agence France Presse.


Voir en ligne : Dépêche de l’AFP sur le site Voila

Messages

  • C’est chose faite. Voici le message que je viens d’envoyer à contact@vousnousils.fr

    Bonjour,

    Professeur de Lettres Classiques, j’avoue avoir été surprise, voire choquée à la lecture de votre commentaire sur les propos de F. Bayrou concernant le latin et le grec. Vous dites : "Cet agrégé de Lettres Classiques, assumant le risque de passer pour un réactionnaire, a plaidé pour le latin et le grec".

    J’aimerais que vous vous expliquiez sur vos propos : en quoi plaider pour le latin et le grec est-ce courir le risque de passer pour un réactionnaire ? En quoi demander que les élèves aient accès à une culture d’une richesse que seuls ceux qui n’y ont pas eu accès peuvent s’autoriser à décrier est une attitude réactionnaire ? L’étude du latin et du grec apporte des connaissances non seulement lexicales et grammaticales, mais aussi et surtout une culture dans les domaines de l’histoire, de la civilisation, des arts. Combien de poètes se sont inspirés de l’Antiquité dans leurs oeuvres ? Combien de peintres célèbres, de musiciens ? Il n’y a rien de réactionnaire à souhaiter que ce trésor culturel soit mis à la portée du plus grand nombre de nos élèves. C’est au contraire faire preuve d’ambition, d’intelligence et de clairvoyance.

    Dans l’attente d’une explication et d’arguments convaincants, je vous prie d’agréer l’expression de mes classiques et humanistes salutations.

    Voir en ligne : http://www.vousnousils.fr/page.php?...

    • Tiens, comme c’est étrange...

      Le lien n’est plus valide et la dépêche a disparu de VousNousIls...

    • Texte complet, ainsi, la dépêche ne pourra plus se volatiliser...

      Bayrou contre le projet de Sarkozy de police dans les écoles
      11-03
      15:51:15 Le président de l’UDF François Bayrou a critiqué samedi les propositions de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, sur la présence de policiers dans les collèges et lycées, et sur la suppression de la carte scolaire.

      M. Bayrou, ex-ministre de l’Education nationale (1993-97), a fait ses propres propositions, lors d’un colloque d’un jour et demi organisé par son parti, intitulé "Ecole, université, recherche : pour l’avenir".

      "Retrouver un collège paisible, cela ne se fera pas avec des policiers dans les établissements, cela se fera avec une démarche d’éducation", a-t-il déclaré en clôturant ce colloque, auquel le ministre UDF de l’Education, Gilles de Robien, n’avait pas été invité.

      M. Bayrou a affirmé que c’est en général "un élève, deux élèves" qui "mettent une classe par terre et déstabilisent un établissement". Il a donc suggéré de scolariser ces élèves en internat, dans "des établissements de petite taille", qui proposeraient, "de manière le plus souvent transitoire, et durable s’il le faut, une reprise en main", avec des "éducateurs et psychologues".

      Il s’est élevé contre une suppression de la carte scolaire qui introduirait "la loi du marché" dans l’éducation nationale, une logique qui pour lui "ne combat pas la ségrégation, mais l’accentue".

      Déclinant ses propositions de futur candidat centriste à l’élection présidentielle de 2007, M. Bayrou a identifié un objectif : "diviser par deux l’échec scolaire", (les 150.000 élèves qui sortent actuellement chaque année de l’école sans qualification) "et multiplier par deux la réussite scolaire" (150.000 diplomés de l’enseignement supérieur ayant au moins une licence en poche).

      Dans cette optique, il faut que "tous les élèves, 100%, sachent lire et écrire à leur entrée en sixième", a-t-il dit.

      Concernant le "socle commun de connaissances" que tout élève devra maîtriser en fin de 3e, cet agrégé de lettres classiques, assumant le risque de passer pour un "réactionnaire", a plaidé pour le latin et le grec, et pour le calcul mental, mais aussi pour une langue étrangère et la maîtrise de l’informatique.

      Soulignant que "50% des élèves reçoivent des cours particuliers", il a suggéré de confier le soutien scolaire à des personnes effectuant un "service civil universel" ou une "activité universelle", qu’il propose pour les bénéficiaires de minimas sociaux.

      Le député des Pyrénées-Atlantiques a aussi suggéré une réforme de la classe de terminale, pour en faire "une classe préparatoire à l’enseignement supérieur", où les élèves apprendraient à être plus autonomes.

      Il s’est enfin prononcé pour "un pacte d’investissement budgétaire sur l’enseignement supérieur", qui doublerait ce budget en dix ans, et pour "une loi de programmation sur dix ans des recrutements dans l’Education nationale".

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