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[TV] Réflexions sur la série Rome

vendredi 21 juillet 2006

Catherine Sorin livre sur son blog ses dernières réflexions à propos de la série "Rome" sur Canal+. Avec son autorisation, le Portique les recopie ici :

Avete !

J’ignore si vous êtes nombreux à suivre la série "Rome" diffusée sur Canal + chaque jeudi, à raison de deux épisodes par soirée. J’ai déjà regardé les six premiers et les ai beaucoup appréciés. Je vais donc vous livrer ici les quelques réflexions qu’ils m’ont inspirées.

Certains passages, qu’il s’agisse de scènes d’amour ou de tortures sont particulièrement réalistes et justifient ipso facto l’interdiction aux moins de 12 ans. Mais ce sont surtout les personnages, César naturellement, et certains de ceux qui gravitent autour de lui qui m’intéressent.
Caius Julius Cesar est plutôt fidèle à l’image que nous en donne Suétone et à certains éléments que nous avons pu étudier en cours. Si la calvitie dont il souffrait beaucoup ne semble pas encore très importante, les crises d’épilepsie auxquelles il était sujet sont évoquées et son caractère dominateur apparaît clairement. Il se montre très attaché à Servilia, sa maîtresse, la mère de Marcus Brutus, celui-là même qui participera à son assassinat, bien que dans le dernier épisode nous l’ayons vu rompre avec elle, sur l’ordre de son épouse Calpurnia dont il ne veut divorcer pour de basses raisons matérielles.
Pompée est l’adversaire de César ; il n’en a pas toujours été ainsi, puisque, nous l’avons vu dans les premiers épisodes, il fut le gendre de César qui lui avait donné sa fille Julia. Mais les conflits d’intérêts politiques sont ceux qui bouleversent l’Histoire...
Un autre personnage ne manque pas de saveur : il s’agit d’Octave, le futur Auguste. Jusqu’à présent, il n’a pas donné l’impression d’un garçon très dégourdi, et sa mère Atia se donne beaucoup de mal pour parvenir à en faire un homme. Octave est le petit neveu de César.
Enfin les aventures de nos deux sympathiques légionnaires, Vorenus et Pullo ont été rajoutées au scénario ; je n’ai rien trouvé les concernant du point de vue historique.

J’attends impatiemment les épisodes à venir qui devraient, je pense, se montrer à la hauteur des précédents.

Valete !


Voir en ligne : Ave Magister

Messages

  • Concernant les personnages de Pullo et Vorenus, leur histoire est évidemment complètement inventée mais dans le livre V chap. 44 de la Guerre des Gaules on trouve l’histoire de deux centurions portant ce nom : « (1) Il y avait dans cette légion deux centurions, hommes du plus grand courage et qui approchaient déjà des premiers grades, T. Pullo et L. Vorénus. (2) Il existait entre eux une continuelle rivalité, et chaque année ils se disputaient le rang avec une ardeur qui dégénérait en haine. (3) Comme on se battait opiniâtrement près des remparts : "Qu’attends-tu, Vorénus ?," dit Pullo. "Quelle plus belle occasion de prouver ton courage ? Voici, voici le jour qui devra décider entre nous." (4) À ces mots, il sort des retranchements et se précipite vers le plus épais de la mêlée. (5) Vorénus ne peut alors se contenir, et, craignant l’opinion générale, il le suit de près. (6) Arrivé près de l’ennemi, Pullo lance son javelot et perce un de ceux qui s’avançaient en foule sur lui ; il le blesse à mort : aussitôt ils couvrent le cadavre de leurs boucliers, dirigent tous leurs traits contre Pullo, et lui coupent la retraite. (7) Son bouclier est traversé par un dard, qui s’enfonce jusque dans le baudrier. (8) Le même coup détourne le fourreau et arrête sa main droite qui cherche à tirer l’épée : (9) ainsi embarrassé, les ennemis l’enveloppent. (10) Vorénus, son rival, accourt le défendre contre ce danger. Les Barbares se tournent aussitôt contre lui, laissant Pullo qu’ils croient hors de combat. (11) Vorénus, l’épée à la main, se défend au milieu d’eux, en tue un, et commence à faire reculer les autres. (12) Mais emporté par son ardeur, il rencontre un creux et tombe. (13) Pullo vient à son tour pour le dégager ; et tous deux, sans blessure, après avoir tué plusieurs ennemis, rentrent au camp couverts de gloire. (14) Ainsi, dans ce combat où ils luttèrent, la fortune balança leur succès, chacun d’eux défendit et sauva son rival, et l’on ne put décider qui l’avait emporté en courage. »

    Cordialement

    S.G.

    Voir en ligne : César - de la guerre des Gaules

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