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Le français en Grèce

mercredi 23 août 2006

Qui le savait ? 63% des jeunes Grecs choisissent d’étudier le français en seconde langue. Pourtant le gouvernement français a fermé un nombre croissant de centres ces dernières années, passant de 83 à 17.

La répartition des heures de langues vivantes en Grèce est faite de manière à commencer une seconde langue dès le primaire : contrepartie, elles sont moins étudiées en secondaire qu’en France. La décision en 2005 de renforcer l’étude du grec ancien au lycée a provoqué cette réorganisation. Avec beaucoup de justesse, le ministère de l’Education et des Cultes grec a jugé qu’il fallait renforcer avant toute chose la langue première, ce qui passe par l’étude de ses racines.

Qui s’aviserait de construire une demeure sans en assurer les fondations ? Est-ce un hasard si en France, les élèves les plus aisés en langues vivantes le sont aussi dans leur propre langue et en langues anciennes ?

Il ne s’agit nullement de plaider pour le rétrécissement des horaires actuels, mais l’idée en vogue d’introduire la seconde langue dès la cinquième au collège en France est particulièrement pernicieuse : qui trop embrasse mal étreint dit le proverbe...

NDLR : à la suite de la réponse de Stanley Hilton, merci à lui, le pourcentage initial a été modifié : il s’agit de 63% et non de 83%

Messages

  • Oui le Français est une langue très parlée en Grèce et pourtant, le gouvernement français a demandé à l’IFA (l’Institut Français d’Athènes) de fermer toutes ses annexes. Etrange politique qui ferme la culture française aux Grecs.

    Voir en ligne : Un autre regard sur la Grèce

  • Quelques informations, d’ordre factuel, et sans esprit de polémique, afin de ne pas laisser grossir le volume de ce que Roman Jakobson appelait les "erreurs errantes" :

    - Un peu moins des deux tiers des collégiens grecs apprend le français en 2e langue étrangère (statistiques du ministère de l’éducation nationale et des cultes) ;

    - Les mesures en cours de mise en oeuvre dans l’enseignement primaire et secondaire sont décrites avec précision dans un encart du supplément Grèce d’un dernier numéro du Monde diplomatique : l’inscription européenne de ces évolutions est à signaler ;

    - le réseau des établissements relevant du ministère français des affaires étrangères comprend en Grèce : l’institut français d’Athènes et ses annexes de Corinthe, Larissa, Livadia et Patras, l’institut français de Thessalonique et son école française (Mission Laïque française) qui vient de célébrer son centenaire, le Lycée franco-hellénique ;

    - date à retenir : le sommet de Bucarest des 28 et 29 septembre 2006. La Grèce pourrait à vette occasion devenir membre à part entière de l’Organisation internationale de la Francophonie.

  • Quelques années plus tard, la part des jeunes grecs qui apprennent le français déclinent et les chiffres Eurostat (2102) indiquent qu’ils ne sont plus que 49,3% (2012). Dans le même temps la part de ceux qui apprennent l’allemand continue de croitre pour atteindre 44,1%... Il est vrai que de notre coté l’enseignement du grec ancien auprès des petits français n’est pas vraiment encouragé...

    Voir en ligne : Découvrir les iles grecques

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