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Cassandre de Lycophron, une nouvelle traduction.

lundi 9 octobre 2006

Malgré sa beauté, sa douceur et sa sensualité, Cassandre représente pour les hommes la monstruosité répugnante de la vérité nue qu’ils refusent de voir en face. Sa virginité est le gage du sens impénétrable dont les dieux la font la gardienne privilégiée. Entre déesse et démon, la prophétesse échappe aux catégories ordinaires de l’humain : elle est toujours à l’écart, en avance et au dessus. Son savoir est brut et entier ; il défie la logique de la raison humaine.
Le poème de Lycophron déroule un texte souvent tenu pour amphigourique par la tradition : dans l’étude qui accompagne sa traduction, Pascale Hummel montre que le langage de Cassandre est en réalité plus visuel que discursif. Autrement dit, Cassandre sait parce qu’elle voit ; elle ne prédit pas : son savoir est celui, insécable et total, de l’évidence crue, qui fait peur aux hommes empêtrés dans leur aveuglement.

Cet ouvrage est le premier volet d’un triptyque, qui comprendra aussi Pythica. Visages et paroles de la Pythie dans la littérature antique, et Pindare et les pindarismes, dont le thème commun est l’impénétrabilité du sens et ses enjeux.


Voir en ligne : Librarius

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