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Discours d’Hippolyte Ducos à l’Assemblée en 1967

samedi 6 janvier 2007

Le Portique réplique intégralement le billet rédigé par Marcel Tardioli dans le 10ème bulletin des langues anciennes de l’Académie de Nancy-Metz

Voici venus les jours où l’on souhaite la bonne année. "La bonne année" 2007 ? Pour cet an nommé désir, paraît-il, on pourrait par exemple aller jusqu’à désirer cela : que dans notre pays l’accès à la culture classique soit à nouveau déclaré obligatoirement ouvert à des élèves de plus en plus nombreux. Quitte à risquer le truisme, l’expérience en effet montre qu’il y a urgence à le redire : s’il le peut, chaque collégien et chaque lycéen y a droit. Nul n’en doute ici en tout cas. Ce qu’on appelle (fâcheusement) "l’enseignement de masse" ne saurait être l’alibi de l’appauvrissement. L’extension de la commande sociale d’éducation oblige au contraire la cité à des efforts accrus. Faut-il insister ? Si nous héritons d’Athènes, ce n’est pas pour perpétuer les catégories qui hiérarchisent les droits (et, par là même, la valeur) selon qu’on est citoyen, métèque ou esclave. Ainsi, pour encourager et soutenir tous les professeurs qui appliquent leur savoir et leur ardeur à faire vivre cette culture classique, offrant l’excellence en tout établissement qui la veut réellement - et a de fait le pouvoir d’en décider quoi qu’on dise -, on pourrait souhaiter en voir la défense et illustration à tous les niveaux de responsabilité : au sein de l’école, cela devrait aller de soi, mais aussi et surtout sur les bancs des deux Assemblées, où le législateur s’emparerait énergiquement de ces questions, rappelant en tout état de cause - ou apprenant - aux imprudents le déclin que signifierait une moindre place donnée aux études classiques dans notre système éducatif ... Le législateur, dire du grec, pourquoi pas ? Cela s’est déjà vu, du reste, mais ... il y a quarante ans, juste avant 1968. Nous ne résistons pas à proposer ici ce document d’archive, l’allocution d’un député "doyen d’âge" et obstinément humaniste. Nous avons choisi de le citer intégralement, tant la célébration de la culture classique y paraît inséparable des autres éléments plus explicitement politiques, mais qui en réalité s’en nourrissent, évidemment. Après lecture, une question vient inévitablement à l’esprit : devrait-on changer grand chose à cette allocution si tel de nos élus voulait bien s’en emparer dans quelques mois ?


Voir en ligne : Discours d’Hyppolithe Ducos

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