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L’association Mêtis se dote d’un site

vendredi 6 juillet 2007

Les 130 membres de Mêtis sont dans leur quasi-totalité d’anciens hellénistes ou d’anciens latinistes ; chaque année les équipes de Mêtis visitent 40 classes de troisième pour modifier l’image de ces options, avec un certain succès (150 élèves recrutés en cinq ans pour le seul grec ancien ).

Ces matières ne sont pas réservées à une "élite" mais constituent un atout essentiel dans une scolarité en lycée et dans les études supérieures : maîtrise de la langue française, des langues étrangères qui sont pour la plupart formées à partir du grec et du latin, maîtrise du vocabulaire scientifique. Trois membres de Mêtis sont eux-mêmes devenus professeurs de lettres classiques.

Ces options sont devenues un auxiliaire indispensable pour les collégiens et lycéens et ont prouvé un net regain d’intérêt, même si chaque année elles sont les premières visées par les restrictions budgétaires. C’est cette nouvelle facette des langues anciennes que nous voulons mettre en évidence.


Voir en ligne : Mêtis

Messages

  • Témoignage...

    A priori le « cœur » qu’il faut retrouver peut être aisément situé d’un point de vue géographique. Il suffit de retourner sur les rivages de la Méditerranée, pour des escales incontournables, et c’est là que nous comprendrons la nécessité de l’apprentissage des langues anciennes, pas ailleurs : Delphes, Athènes, Alexandrie, Rome, Carthage… Mais les visages culturels de la Méditerranée sont-ils les mêmes sur toutes ses rives ? Ne considérons-nous pas toujours uniquement la rive Nord et ses enclaves gréco-romaines de la rive Sud ? Ne fabriquons-nous pas un musée imaginaire coupé de la Méditerranée vivante et vivant assurément toujours ? Mieux encore, n’oublions-nous pas aussi que les « colonies », « comptoirs » ou « déductions » de la Méditerranée d’aujourd’hui sont les banlieues de notre pays et des grandes villes européennes ? Or c’est là que la rencontre entre les différents visages culturels de la Méditerranée et de l’homo mediterraniensis (hapax que l’on me pardonnera, mais qui me permet d’établir un distinguo et de dire « de la Méditerranée »), devenu véritablement mediterraneus « au milieu des terres », s’y fait la plus aiguë et parfois la plus violente. Il est grand temps de considérer que les enfants issus de l’immigration et venant pour beaucoup de ce cœur ancestral de l’Europe constituent dorénavant des taux très importants dans les populations scolaires, et qu’ils incarnent un pan culturel de cette Méditerranée, même si certains estiment - à tort - que celui-ci est une friche en eux.

    Les témoignages relatifs à l’apprentissage du latin et du grec par des jeunes issus de l’immigration sont de plus en plus nombreux, y compris en REP (Réseau d’Education Prioritaire), et en particulier dans la banlieue parisienne à l’initiative de l’association METIS qui regroupe autour d’un professeur de lettres classiques, Augustin d’Humières, des étudiants originaires eux-mêmes de la rive Sud et témoignant de ce que les langues anciennes leur ont apporté pour la maîtrise de la langue française.

    in Patrick Voisin, Il faut reconstruire Carthage, L’Harmattan, mars 2007, p.47.

    Voir en ligne : http://kubaba.univ-paris1.fr/2007/r...

  • Témoignage sur l’action de Mêtis :

    "Il suffit de retourner sur les rivages de la Méditerranée, pour des escales incontournables, et c’est là que nous comprendrons la nécessité de l’apprentissage des langues anciennes, pas ailleurs : Delphes, Athènes, Alexandrie, Rome, Carthage… Mais les visages culturels de la Méditerranée sont-ils les mêmes sur toutes ses rives ? Ne considérons-nous pas toujours uniquement la rive Nord et ses enclaves gréco-romaines de la rive Sud ? Ne fabriquons-nous pas un musée imaginaire coupé de la Méditerranée vivante et vivant assurément toujours ? Mieux encore, n’oublions-nous pas aussi que les « colonies », « comptoirs » ou « déductions » de la Méditerranée d’aujourd’hui sont les banlieues de notre pays et des grandes villes européennes ? Or c’est là que la rencontre entre les différents visages culturels de la Méditerranée et de l’homo mediterraniensis (hapax que l’on me pardonnera, mais qui me permet d’établir un distinguo et de dire « de la Méditerranée »), devenu véritablement mediterraneus « au milieu des terres », s’y fait la plus aiguë et parfois la plus violente. Il est grand temps de considérer que les enfants issus de l’immigration et venant pour beaucoup de ce cœur ancestral de l’Europe constituent dorénavant des taux très importants dans les populations scolaires, et qu’ils incarnent un pan culturel de cette Méditerranée, même si certains estiment - à tort - que celui-ci est une friche en eux.

    Les témoignages relatifs à l’apprentissage du latin et du grec par des jeunes issus de l’immigration sont de plus en plus nombreux, y compris en REP (Réseau d’Education Prioritaire), et en particulier dans la banlieue parisienne à l’initiative de l’association METIS qui regroupe autour d’un professeur de lettres classiques, Augustin d’Humières, des étudiants originaires eux-mêmes de la rive Sud et témoignant de ce que les langues anciennes leur ont apporté pour la maîtrise de la langue française."

    in Patrick Voisin, Il faut reconstruire Carthage. Méditerranée plurielle et langues anciennes, L’Harmattan, mars 2007, p.47.

    http://kubaba.univ-paris1.fr/2007/reconstruire_carth/index.htm

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