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La peinture funéraire de Macédoine

jeudi 6 décembre 2007

L’objet de cette étude est de dresser un état de nos connaissances sur la peinture grecque ancienne, telle qu’elle apparaît d’après la documentation actuelle sur les monuments funéraires de Macédoine, pour la période qui s’étend du règne de Philippe II à celui de Philippe V. La recherche se développe sur deux axes, en vue d’une part de rassembler et de présenter en détail l’ensemble de la décoration peinte qui orne les façades ou l’intérieur des tombes monumentales avec leur mobilier, ainsi que les tombes à ciste et les stèles, d’autre part d’en explorer les aspects spécifiquement picturaux, à partir du choix des matériaux par les peintres anciens, pour essayer d’entrer dans leur champ de vision à travers l’examen des fonctions multiples qu’assument les couleurs dans la création d’une peinture. La partie technique de la recherche, concernant l’emploi des couleurs en tant que matériaux et leurs méthodes d’application, a rendu nécessaire une série de prélèvements effectués sur la couche picturale des documents examinés en vue de leur analyse physico-chimique au moyen de méthodes sophistiquées permettant d’en déterminer la nature exacte et les modes d’emploi. Le premier volume comprend le corpus des peintures funéraires examinées, qui est composé d’une soixantaine de monuments sans compter les nombreuses stèles. L’étude est organisée par sites, les monuments peints étant répartis pour la plupart suivant un ordre chronologique à l’intérieur de chaque groupe. De cette manière, il a été possible de suivre le développement de cet art funéraire à l’intérieur de chaque site ou région et de mettre en évidence des caractères propres à chaque contexte spécifique, concernant le type des monuments privilégiés, les aspects iconographiques, l’emploi préférentiel des systèmes picturaux, enfin la qualité du décor peint. L’ordre de présentation suit la répartition des monuments d’Ouest en Est, selon l’importance du site, pour la période concernée, et l’évidence quantitative et qualitative des témoignages picturaux : Aigai, Miéza, Pydna, Dion, Pella, région de Thessalonique, Dervéni, Aineia, Potidée, Amphipolis, Tragilos, Sérrès, Drama. Les deux derniers chapitres sont consacrés, le premier, à la présentation synthétique des matériaux identifiés sur les peintures examinées (pigments et liants), de leurs propriétés, des raisons de leur choix et de leurs modes d’emploi ; le second, à la discussion des techniques picturales, des étapes multiples de l’exécution, ainsi que des aspects de la couleur historiquement observables et de leur confrontation avec le témoignage des textes anciens. Une documentation photographique adéquate et une trentaine des tableaux avec les résultats des analyses sont présentés dans le deuxième volume, ainsi que cinq appendices (CD) contenant les mircophotographies des coupes stratigraphiques, des spectres et les études analytiques effectuées par trois differents laboratoires sur des échantillons prélevés et sur place.


Voir en ligne : La peinture funéraire de Macédoine. Emplois et fonctions de la couleur IVe-IIe s. av. J.-C

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