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SOS Éducation s’oppose à la réforme du collège

vendredi 3 avril 2015

C’est sans ambages que l’association SOS Éducation condamne la réforme du collège. La lettre qu’elle publie évoque largement le sort du latin et du grec ancien dans le projet.

[...] - il s’agit enfin de supprimer les filières européennes, ainsi que l’enseignement du grec et du latin, au motif que ce sont là des options "élitistes". On lutte encore contre les inégalités en nivelant par le bas, c’est-à-dire en empêchant les bons élèves, surtout dans les quartiers défavorisés, de se rassembler pour bénéficier de conditions d’enseignement à peu près correctes. Et au passage, on tente de faire un peu plus oublier aux enfants d’où ils viennent, pour mieux leur laver le cerveau avec les manuels d’histoire et de littérature "revisités" que le Conseil Supérieur des Programmes est en train de préparer...

Ce qui est en train de se passer est très grave, car avec le latin et le grec, de nombreux collégiens (plus d’un demi-million chaque année, tout de même) avaient la chance de pouvoir comprendre l’orthographe des mots, travailler la grammaire, étudier les auteurs classiques, bref, tout ce qu’ils font malheureusement de moins en moins pendant les cours de français.

On raconte que les élèves ne s’intéressent plus aux langues anciennes, mais ce n’est pas vrai : à preuve, dans l’académie de Créteil par exemple, de 2000 à 2009, les effectifs inscrits en latin et en grec ont augmenté de plus de 40% ! Ces cours sont pour les collégiens et lycéens l’opportunité de passer plus de temps pour apprendre et réussir, souvent en petits groupes et dans une atmosphère de travail sereine. De plus, étant souvent nés de parents étrangers, ils sont heureux de pouvoir découvrir et partager avec leur famille, qui ne les connaissent pas, les apports de l’Antiquité à la culture française. N’est-ce pas là pour eux une merveilleuse voie d’intégration ?

Partout, des initiatives remarquables fleurissent pour transmettre ce patrimoine : l’enseignement du latin comme une langue vivante, par exemple, qui avait été initié dans les années 50, recommence à se répandre en France. Ou encore, le festival européen latin grec, qui avait lieu la semaine passée à Lyon : quand on a vu, devant une scène de théâtre, des adolescents rire aux éclats devant leur camarades déguisés en Romains et jouant en latin une comédie de Plaute, on ne peut plus douter que les langues anciennes aient encore un bel avenir devant elles ! [...]


Voir en ligne : Savoirs et connaissances magazine

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